Le jour de gloire est arrivé

Two months after the semi-final against Serbia, the Pierre Mauroy stadium in Lille hosts the final against Belgium, 3 years after the famous France vs Switzerland final. This time no rush to the website to buy seats and no need to buy tickets to the black market 3 times their price as I had done at the time, thinking it was a unique opportunity to attend a Davis Cup final close to home. This final is probably the last opportunity for génération Tsonga to finally win a big trophy and erase the disappointment and controversy born of their defeat against Federer and Wawrinka.

Deux mois après la demi-finale contre la Serbie, le stade Pierre Mauroy à Lille accueille la finale contre la Belgique, 3 ans après la fameuse finale France - Suisse. Cette fois pas de ruée sur le site pour acheter des places et pas besoin d’acheter des places au marché noir 3 fois leur prix comme je l’avais fait à l’époque, en pensant que c’était une occasion unique d’assister à une finale de Coupe Davis à deux pas de chez moi.
Cette finale est l’occasion ou jamais pour la génération Tsonga d’emporter enfin un grand trophée et d’effacer la déception et les polémiques nées de leur défaite sans gloire contre Federer et Wawrinka.

Friday, November 24

David Goffin defeats Lucas Pouille 7-5 6-3 6-1

Not much to say about the first two singles rubbers: Pouille accumulated unforced errors and never worried Goffin, recent finalist at the Masters, who released a great match. Pouille gave the change during the first set and then nothing. Following his superb end to the season, the Belgian simply gave a tennis lesson to Pouille who still seems to have a hard time producing his best tennis in a Davis Cup tie. It's also worrying to see him being outplayed without reaction while he keeps claiming that he wants to win a Grand Slam.

Pas grand chose à dire sur les deux premiers simples à sens unique: Pouille a accumulé les fautes et n’a jamais inquiété Goffin, récent finaliste aux Masters, qui a sorti un grand match. Pouille a fait illusion le 1er set et puis, plus rien.
Sur la lancée de sa superbe fin de saison, le numéro un belge a simplement donné une leçon de tennis à Pouille qui semble toujours avoir du mal à se lâcher et à produire son meilleur tennis en Coupe Davis. Inquiétant aussi de le voir se faire ballader ainsi sur le terrain sans réaction pour un joueur qui ne cesse de clamer qu’il veut gagner un Grand Chelem.

Jo-Wilfried Tsonga defeats Steve Darcis 6-3 6-2 6-1

With his straight sets win over Steve Darcis, Tsonga levelled the tie at one all. Darcis, always dangerous in the Davis Cup competition (he defeated Sascha Zverev in Germany in the first round) was far from his best.
I must say that I did not understand this new mini-controversy about the French public who did not support its players enough - moreover, in this regard, special mention to Tsonga's partner dressed in red on Sunday ... With one-sided matches there was really nothing to catch on. And as Nicolas Mahut reminded it so well: "We have the public we deserve".
However, I was surprised by the number of Belgian supporters present in Lille when the Lotto Arena stands were desperatly empty much of the time at the Antwerp tournament last October.

Sans trembler, Tsonga a ensuite égalisé à un partout face à Darcis, loin de son meilleur niveau mais toujours très dangereux en coupe Davis (il a notamment battu Zverev au 1er tour).
Je dois avouer que je n’ai pas compris cette nouvelle mini-polémique à propos du public français qui ne supportait pas assez ses joueurs - d’ailleurs à ce propos, mention spéciale à la compagne de Tsonga vêtue de rouge le dimanche… Avec des matchs à sens unique il n’y avait vraiment pas de quoi s’enflammer. Et comme l’a si bien rappelé Nicolas Mahut: « On a le public que l’on mérite ». J’ai toutefois été surprise de nombre de supporters belges présents à Lille alors que les tribunes de la Lotto Arena étaient la plupart du temps désespérément vides lors du tournoi d’Anvers au mois d’octobre.

Saturday, November 25

Gasquet/Herbert defeat Bemelmans/De Loore 6-1 3-6 7-6 6-4

A little fright at the time of the doubles pair's announcement: Herbert, not Bennetteau, would team up with Gasquet. Gasquet and Herbert had never played together and they have indeed come close to the disaster facing the pair Bemelmans-De Joore. However, they were off to a flying start, winning the first set 6-1. But the trouble begins for les Bleus, and the French crowd is sounded by the loss of the second set: 6-3. And things do not work out: the Belgians are on the brink of winning the 3rd set. I already imagined the nightmare of 2014 to reproduce: the French pair's defeat in doubles and the Goffin's win over Tsonga. A fan next to me is hardly more optimistic: each set we lose a year of our life expectancy ... and yes, this match was stressful, very stressful!
But les Bleus, pushed by a public on fire, reverse the situation: victory in 4 sets. France leads 2-1. Gasquet was brilliant at times, with some magnificent backhands. Herbert was just bad: at serve, return of serve, volley. Bemelmans and De Loore played as a united team, unlike the Frenchmen, who looked like two players standing next to each other without any automatism. Paradoxically, while Herbert and Mahut are among the best ranked in doubles, France is struggling to find a dominating pair.

Petite frayeur au moment de l’annonce de la composition du double: c’est Herbert qui va épauler Gasquet et non Bennetteau. Gasquet, Herbert, deux joueurs qui n’ont jamais joué ensemble et ils ont en effet frôlé la catastrophe face à la paire Bemelmans-De Joore. Ils ont pourtant démarré sur les chapeaux de roue en remportant le 1er set 6-1. Mais les ennuis commencent pour les Bleus, et le public est sonné par la perte de la 2ème manche: 6-3. Et les choses ne s’arrangent pas: les Belges sont à deux doigts de remporter le 3ème set. J’imaginais déjà le cauchemar de 2014 se reproduire: la défaite de la France en double et la victoire de Goffin face à Tsonga. Un fan à côté de moi n’est guère plus optimiste: à chaque set on perd une année d’espérance de vie … et oui, stressant ce match, très stressant!
Mais les Bleus poussés par un public en feu renversent la situation: victoire en 4 sets. La France mène 2-1.
Gasquet fut parfois brillant avec notamment quelques magnifiques retours de revers. Herbert a été tout simplement mauvais: au service, au retour, à la volée. Bemelmans et De Loore moins bien classés en simple, ont joué comme une vraie paire de double soudée, au contraire des Français, deux joueurs jouant l’un à côté de l’autre sans aucun automatisme. Paradoxalement alors que Herbert et Mahut figurent parmi les meilleurs mondiaux en double, la France peine à se trouver une équipe de double dominatrice et incontournable.

Stade Pierre Mauroy
Stade Pierre Mauroy
Sunday, November 26

David Goffin defeats Jo-Wilfried Tsonga 7-6 6-3 6-2

A big, big, big atmosphere before Sunday's first rubber, with the French public supporting Tsonga as one man. Tsonga starts his match well, dominates the game, and gets several opportunities to break but without success. The first set (and the match) will finally decide in the tie-break, won 7-5 by the world number 7. We do not know it yet but the match is over. Tsonga resists early in the second set, Goffin is solid, has varied his game, is much more offensive and plays some beautiful tennis.
7-6 6-3. Heavy, slow, with a forehand that does not do as much damage as in the past, Tsonga never gave the impression that he could come back from behind and win the match. I do not really delude myself about the outcome of the game and I desperately scan the bench to try to guess who will play the last single. In vain, from my seat it's impossible to recognize the players' faces.
Grumpy Tsonga makes his appearance: he starts in scolding and blames everyone: the referee, the crowd and bad weather that moan, after the referee, the public and who knows what else. A convincing victory for Goffin and a new disappointment for Tsonga.
The "On est chez nous, on est chez nous" ("We are home, we are home") sung by Belgian fans invade the stands of Pierre Mauroy stadium. The Pouille vs Darcis match will decide the outcome of the tie and the final.

Une grosse, grosse, grosse ambiance avant le premier simple du dimanche (j’avais d’ailleurs perdu la voix avant que le match ne commence), avec le public français d’un seul bloc derrière Tsonga. Tsonga démarre bien son match, domine, se procure des occasions et plusieurs balles de break bien sauvées par Goffin. Le premier set (et le match) se décideront finalement au tie-break, remporté 7-5 par le numéro 7 mondial. On ne le sait pas encore mais le match est terminé. Tsonga résiste au début du 2ème set, mais en face, Goffin solide, a varié son jeu et s’est montré beaucoup plus offensif. Du beau tennis.
7-6 6-3. Lourd, lent, avec un coup droit qui ne fait plus autant de dommages que par le passé, Tsonga n'a jamais donné l'impression qu'il pouvait renverser la rencontre. Je ne me fais plus vraiment d'illusions sur l'issue du match et je scrute désespérement le banc pour essayer de deviner qui jouera le dernier simple côté français. Peine perdue, de ma place impossible de reconnaître les visages des joueurs.
Les jeux défilent et on retrouve le Tsonga des mauvais jours qui râle, après l’arbitre, le public et on ne sait qui encore. Victoire nette et sans bavure de Goffin et une nouvelle déception pour Tsonga.
Les "On est chez nous, on est chez nous" des supporters belges envahissent les gradins du stade Pierre Mauroy. Tout se jouera donc entre Pouille et Darcis.

Stade Pierre Mauroy
Stade Pierre Mauroy

Lucas Pouille defeats Steve Darcis 6-3 6-1 6-0

I must admit I was not not really confident when it was announced that Pouille and not Gasquet (like many thought, me included) would play the decisive match. I already imagined Steve Darcis delivering an outstanding performance and Pouille cracking under the pressure. The nightmare.
But a Marseillaise sung at the top of the lungs later, a few winning forehands later and pushed by the public who had quickly recovered from Tsonga's defeat, Pouille reassured everyone by winning the first set. Finally, Steve Darcis was the weak link of this Belgian team, he who has so often been its hero. Congratulations all the same to this warrior who always answered present to represent his country.
And finally at 18:30, the delivrance: France wins its tenth silver bowl. It must still admit the French have not left a strong impression (both at the tennis and human level) but what really makes the Davis Cup is not the players but the public. A great atmosphere that has also earned me 5 days of extinction of voice ...

Je dois avouer que lorsqu'il a été annoncé que Pouille et non Gasquet jouerait le 5ème match, je n'étais pas très rassurée. J'imaginais déjà Steve Darcis sortir un match d'anthologie et Pouille crouler sous la pression. Le cauchemar.
Mais une Marseillaise chantée à pleins poumons plus tard, quelques coups droits gagnants plus tard et poussé par le public vite remis de la défaite de Tsonga, Pouille l'enfant du pays rassurait tout le monde en remportant le 1er set. Finalement, Steve Darcis a été le maillon faible de cette équipe belge, lui qui en a si souvent été le héros. Bravo tout de même à ce guerrier qui a toujours répondu présent pour représenter son pays.
Les olas et les Marseillaise s'enchaînent et enfin vers 18h30, la délivrance: la France remporte son dixième saladier d'argent. Il faut quand même l'avouer les Français n'ont pas laissé une forte impression (à la fois au niveau tennis et humain) mais ce qui fait vraiment la Coupe Davis ce n'est pas les joueurs mais le public. Une superbe ambiance qui m'a d'ailleurs valu 5 jours d'extinction de voix...

And the victory at last (really artistic pic, isn't it?) / Le moment de la victoire:

Stade Pierre Mauroy
Stade Pierre Mauroy
Stade Pierre Mauroy

The Silver Bowl

Started in 1900, the Davis Cup was the brainchild of a group of Harvard tennis players led by Dwight Davis. The Cup would eventually become one of the more prestigious trophies in sports and one of the biggest, too. The original trophy donated by Davis was a silver punchbowl which later, when space became scarce for the engraving of the victor's names, was mounted on a silver base on which it revolves.
The bowl, gilt on the inside, bears the inscription 'International Lawn Tennis Challenge Trophy. Presented by Dwight D.F Davis, 1900.' The trophy executed by the silversmiths Shreve, Crump and Low, of Boston, was at the time worth $1,000. In 1985, its value was said to be more than $20,000. Davis, a millionnaire's son from St Louis who could well afford the expenditure, is reported to have said, a few years after his donation, that, had he foreseen the success of the competition, he would have ordered a trophy made entirely of gold. Source: Tennis: a cultural history, by Heiner Gillmeister

Lille

Lille

Stade Pierre Mauroy
Stade Pierre Mauroy
Stade Pierre Mauroy

8 and 10

8 French players took part to the 2017 Davis Cup campaign: Tsonga, Pouille, Gasquet, Simon, Chardy, Mahut, Benneteau and Herbert. Ironically, the only French player who did the job in the final 3 years ago did not lift the trophy this year: Gaël Monfils.
With this 10th victory, France joins Great Britain in third place among the nations that have won the most Davis Cup.

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