Puerta: la récidive
On avait failli croire à son histoire: celle d’un bon petit gars suspendu pour dopage à l’insu de son plein gré, qui échappe de peu à la mort dans un incident d’ascenseur, et qui revient au tennis, plein de bonnes intentions et repenti. Il se remet courageusement au travail et atteint la finale de Roland Garros.
Oui mais: Puerta est un menteur, un tricheur et un idiot. Suspendu une première fois entre le 1er octobre 2003 et le 1er juillet 2004 pour avoir été contrôlé positif au clenbuterol, un stéroïde anabolisant, Puerta a de nouveau été contrôlé positif lors du dernier Roland Garros.
Selon l’Equipe “‘une expertise et une contre-expertise effectuées dans le laboratoire français de Châtenay-Malabry ont prouvé la présence dans les urines de Puerta d’étiléfrine, un stimulant majeur, normalement utilisé contre l’hypotension et dont la prise est susceptible d’une suspension de deux ans”.
Puerta risque donc une suspension à vie pour récidive.
Evidemment Puerta dément, car non seulement il triche mais il est incapable d’assumer ses actes: Puerta a seulement pris un médicament car il a voulu soigner une grippe…. Quand on touche des millions de dollars pour taper dans une petite balle jaune, on doit être capable de lire une étiquette de médicament, non?
Puerta -si son contrôle positif est bien confirmé- ne mérite pas de rejouer sur le circuit. Il est temps que les instances du tennis prennent leurs responsabilités et arrêtent de jouer à l’autruche: oui il y a du dopage dans le tennis, comme dans tous les sports, et il est grand temps de prendre les mesures nécessaires, et arrêter de se retrancher derrière des vices de procédure, ou des arrangements d’avocats.
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